La place des femmes à la Cartoucherie


BOURG-LES-VALENCE


Architecture industrielle

33 rue de Chony
26500 BOURG-LES-VALENCE

Souvent, quand on parle de la cartoucherie, nous associons ce lieu de travail aux ouvriers. En fait, les femmes occupent une place importante dans l'histoire de la cartoucherie .

 

En 1914, la Première Guerre mondiale éclate : les hommes partent au front. Pour fabriquer les cartouches, la cartoucherie fait appel aux femmes et les embauche pour travailler : on les appelle « les cartouchières ».

 

Le 15 mai 1916, à 17h30, une explosion survient, elle est due à un court circuit. L'incendie qui s'en suit a duré dix minutes. Il y a 12 victimes, dont 6 grièvement blessées (5 cartouchières et un homme). Une blessée décède à la cartoucherie. Les 5 autres personnes atteintes par l'explosion sont transportées à l'hôpital de Valence et sont toutes mortes entre le 16 mai et le 23 mai 1916.

Suite à l'explosion, le 31 octobre 1920, une cérémonie au cimetière a lieu pour l'inauguration de la plaque commémorative pour les soldats tombés au front ainsi que pour les 6 personnes touchées par l'explosion à la cartoucherie :

- Fanny-Louise Volozan meurt à 50 ans à la cartoucherie

Transportées à l'hôpital de Valence, les personnes suivante y meurent :

- Marie-Joséphine Chovet meurt à 56 ans

- Jeanne-Marie Barjon meurt à 21 ans

  • Jeanne-Marie Clermont meurt à 30 ans

  • Alexis Devergèze meurt à 27 ans

  • Jeanne Aulagne meurt à 24 ans

 

Les femmes travaillent à la chaîne de fabrication, ce qui demandait une certaine habilité. Elles travaillent énormément, même la nuit, et ne voient que très peu leur famille.

 

Dans le texte « Au Royaume de Pépète » de Pierre Marecchia, celui-ci parle de la cantine. La cantine est un lieu de détente pour les cartouchières. « Dans ce monde de labeur, où il faut lutter contre la fatigue, la cantine offrait le havre de détente aux soldats du travail, coupant ainsi une dure journée ou la finissant en douceur. »

« C'était un passage transitoire entre le labeur des machines et le monde ensoleillé de l'extérieur. »

Dans le texte « Ma mère » de Renée Vareille, celle-ci, parle de son enfance durant laquelle sa mère travaillaient constamment à la cartoucherie (plus de dix heures de travail) donc, son frère et elle la voyaient très peu. Les souvenirs marquants de Renée sont ceux où sa mère travaillait la nuit, ce qui signifie qu'ils la voyaient le jour.

 

Marie Jules et Ahamed

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Notice créée le 19/06/2019
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