Abbaye de Valcroissant


Die


Architecture religieuse

Route de l'Abbaye
26150 Die
En novembre 1188, des moines cisterciens de l'abbaye de Bonnevaux furent envoyés à quelques kilomètres de la cité épiscopale de Die pour s'établir près d'un cours d'eau appelé Valcroissant. Dès 1568, et malgré le maintien du titre abbatial, l'abbaye de Valcroissant qui connut dès l'origine des difficultés financières, n'eut plus comme fonction que celle de ferme.
La construction du monastère, échelonnée entre la fin du 12e siècle et le 13e siècle, associe les formes caractéristiques de l'art roman et de l'art gothique. Les bâtiments conventuels de l'abbaye (dortoir, réfectoire, chauffoir) s'organisent autour du cloître, dont les galeries sans doute charpentées ont disparu.
A l'est, une belle porte en arc brisé, flanquée de deux baies géminées en plein cintre, donne accès à la salle capitulaire couverte d'une croisée d'ogives. Au sud se trouve le réfectoire. Voûté en berceau brisé reposant sur des arcs doubleaux, il présente un bel ensemble de décors sculptés et peints datant des 13e et 14e siècles, période d'apparition de l'art gothique dans la région. L'église abbatiale Notre-Dame, au nord, se compose d'une nef triple de deux travées, d'un transept saillant à quatre absidioles, et d'une abside centrale quadrangulaire.
En raison de la pauvreté de la communauté, les choix de construction ont favorisé l'économie, ainsi les parements sont bâtis en petits moellons de calcaire local, et le plan initial fut modifié : suppression d'une travée de la nef, réaménagement du croisillon nord en sacristie et armarium (armoire).

La vie cistercienne
L'abbaye de Cîteaux est fondée en 1098 près de Dijon par Robert de Molesme, Albéric et Etienne Harding. Leur volonté : vivre la règle de saint Benoît le plus littéralement possible. Etienne Harding rédige la charte de charité qui organise les rapports entre les diverses maisons de l'Ordre et fixe les coutumes essentielles.
Le moine cistercien, lors de sa profession, prononce trois voeux : obéissance, conversion des moeurs, stabilité. La journée est rythmée par le chant de l'Office divin en communauté, la prière personnelle mais également le travail manuel et intellectuel : " Ils seront vraiment moines s'ils travaillent de leurs mains " (saint Benoît).
Les deux piliers de la vie monastique sont l'humilité et la miséricorde.

Source : "Guide des patrimoines drômois", Département de la Drôme - Conservation du patrimoine, 2008
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Notice créée le 09/09/2021
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