L'église Saint-Etienne


BÉSAYES


Architecture religieuse


26300 BÉSAYES

L’église Saint-Étienne de Bésayes est datée du Xe siècle. Il est possible qu’elle soit antérieure mais on sait qu’en 998, après avoir dépendu du chapitre de Vienne, elle est transférée au chapitre de Valence. Son abside en cul de four constitue la partie la plus ancienne de l’édifice tel qu’il se présente aujourd’hui. La nef, un peu plus récente, serait le résultat d’une restauration d’ouvriers locaux au XVIIe siècle.

Jean Antoine Pailherey, curé de la paroisse la décrit en 1687 comme « rustique, pavée en pierre de roche fournie par des particuliers, elle n’est pas voutée ni lambrissée et assez mal couverte et n’a pas de clocher ». La chapelle de la Vierge à droite forme une sorte de seconde nef.

En 1868, un état des lieux déclare le clocher en très mauvais état, sa toiture devant être remplacée. Divers projets verront le jour dont un signé de l’architecte valentinois Achille Tracol. Celui-ci prévoit une flèche en briques et pierres, mais ce projet rencontre l’opposition des villageois.

En 1873, Bésayes devient une commune autonome, en se dissociant de Charpey dont elle dépendait. Très vite, la paroisse prend la décision de construire un nouveau clocher. L’architecte romanais Alfred Bozonnat propose une flèche en ardoise d’Angers, plus légère, ainsi qu’une corniche en tuf de Peyrus.

 

Une reconstruction assez complète est programmée en 1954. Deux projets sont établis par François Béranger, architecte valentinois : un premier projet propose une reconstruction à l’identique et le second prévoit la suppression du bas-côté par l’enlèvement des deux piliers intérieurs et la reconstruction de la voûte de la nef en une seule portée. Faute de moyens c’est la première solution qui est retenue.

Les vitraux, posés en 1955, sont l'oeuvre de Georges Thomas en collaboration avec Théodore Hanssen, maître verrier belge. Il est l’un des grands rénovateurs des techniques du vitrail au XXe siècle. Le style de cet ensemble de dix-sept vitraux rompt avec la tradition médiévale plus décorative. Les scènes se détachent sur un fond neutre, à peine coloré, sans motif autre que le thème. Les corps sont schématisés et parfois disproportionnés pour plus d’intensité.

 
Une exposition mobile composée de 3 Roll-up (un sur l'église, un sur les vitraux et un sur les ateliers Thomas) a été remise en mairie par le Service Patrimoine - Pays d'art et d'histoire.

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Notice créée le 12/03/2021
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