L'Eglise catholique de Bourdeaux


BOURDEAUX


Architecture religieuse


26460 BOURDEAUX

Le lieu

Schématiquement, le village de Bourdeaux se décrit en trois entités : la Viale (le village perché) accrochée au coteau et autrefois protégée par une enceinte, le Bourg de la Chevalerie qui est en fait la partie basse de la Viale, et le Bourg de la Recluse, sur la rive droite du Roubion.

Jusqu’au percement de la route vers Dieulefit (1835), la place de la Chevalerie et la place de l’Église ne formaient qu’une seule entité, qui constituait le forum social, commercial et industriel de Bourdeaux. Jusqu’à douze foires s’y tenaient chaque année, et les marchés se tenaient à l’emplacement actuel de la Mairie (à l’origine École des Filles, et Salle des Fêtes).

Cet ensemble reprend tout son caractère au moment des festivités du 15 août, jour de la Fête Médiévale de Bourdeaux, qui reçoit encore aujourd’hui entre cinq et dix mille visiteurs à chaque édition.


Catholiques vs. protestants...

Le pays de Bourdeaux est une terre protestante, farouchement protestante, et la petite fraction catholique de la population a eu bien du mal à faire vivre ses lieux de foi.

Ainsi, on peut relever que l’actuel temple de Bourdeaux, le plus vaste du département, achevé en 1806, est une ancienne église commencée au 18ème siècle et jamais terminée, ce qui montre bien la difficulté qu'a rencontrée la reconquête catholique dans cette vallée.

L’église actuelle, sur la place du même nom, a été construite en 1858 (G. Barnier, MOCOREP, p. 189) sur des terrains donnés par une demoiselle bourdeloise, et édifiée sans aucune participation de la commune. La charge en est lourde, et il est proposé d’en transférer la propriété, de l’autorité religieuse à la commune, en 1873. Ce « transfert empoisonné » est refusé par le Conseil Municipal, et ce n’est qu’en 1905, avec la loi de séparation, qu’elle devient propriété communale.

De manière anecdotique, notons que les problèmes de couverture du bâtiment sont récurrents : ainsi en 1928 la commune vote une « subvention exceptionnelle de 200 francs pour la réparation de la toiture de l’église »...

L’église de Bourdeaux (dénommée Notre Dame de l'Assomption) a donc un intérêt historique et patrimonial indubitable, même si sur les plans architectural et culturel elle est en retrait de bien d’autres bâtiments du village. Elle appartient indubitablement à sa « silhouette », au même titre que les ruines des châteaux qui dominent la Viale et les immeubles qui composent la bourgade.


L'intérêt patrimonial

Une description « brutale » en est donnée par Patrick Ollivier-Elliot (in La Provence Verte, Edisud, p. 25) : « Extérieurement, l’église est un médiocre machin sulpicien, intérieurement un grand vaisseau chaleureux, rose et blanc. L’entrée, à balcon sur colonnes, évoque une façade de palazzetto italien, et le ch½ur est nappé d ‘une boiserie et de stalles, comme dans un tribunal. Du décor, notez la Vierge à l’Enfant (XVII°), les vitraux fin XIX°, les cinq lustres en cristal et l’autel faussement roman, mais de bonne facture avec des statues dans des niches. » 

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Notice créée le 01/09/2020
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